Encore des moments merveilleux et typiquement Tempo Latino
A vrai dire Tempo Latino 2007 a été un océan de bonheur sur lequel la sincérité, qui en fait sa valeur, a trouvé sa vague. A y regarder de plus près, on s’étonne de constater que tout est venu naturellement et que tout a coulé de source, sûrement pour plusieurs raisons :
La première de ces raisons est bien entendu la préparation des 4 (pardon 5) jours du Festival par les organisateurs durant toute l’année mais toute l’alchimie de la réussite passe par ce travail dans l’ombre.
La seconde de ces raisons, est l’authenticité des hommes qui ont été invités à participer à ce grand moment : le bonheur simple d’Israël Cachao heureux de revenir à Tempo Latino pour écrire encore un chapitre de notre histoire; le bonheur enfantin de Yomo Toro qui découvre Tempo Latino et dont les yeux brillent de curiosité et d’émerveillement : il veut tout voir, tout écouter, tout goûter, tout sentir mais finalement décide de rester assis sur une chaise pour nous observer et tout entendre de ce Festival qui le surprend tellement ; l’authentique gentillesse de Sébastian Avispa qui à peine arrivé s’est reconnu dans les valeurs Tempo Latino ; et Kekele : que dire d’eux… une intimidation mutuelle se transformant en une amitié immédiate qui semble vieille de plusieurs années; la générosité des Africando, des Sucursal SA, des Conga Libre……. et nos japonaises de Son Reinas stéréotypées, venues d’un autre monde, c’est sur, mais qui transportent avec elle un tel enthousiasme et un tel humour qu’on finirait presque par mettre des sushi au menu ; et enfin la dynamite Manu Chao et ses musiciens de Radio Bamba Sound System, qui se posent et nous observent étonnés, surpris par notre fonctionnement familial mais redoutable (c’est Manu qui l’a dit) et qui est le leur aussi, il y a donc adoption réciproque : on est des « potes » maintenant (il l’a dit aussi !)
Enfin tout cela c’était dans le chapitre restauration-catering, un endroit bien privilégié du Festival finalement !
OK ! C’est de l’auto satisfaction mais tant pis ! C’est bien aussi et désormais la rumeur est en route : Tempo Latino est un des plus grands Festival de Musique Afro cubaine, qu’on se le dise ! On vous promet qu’on ne changera rien !
C.L.
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Juin 1977, dans une chambre de bonne de Londres, une amie mexicaine, Julia, me fait découvrir une musique que je ne connais pas. Du rythme, des riffs de cuivre, des flûtes et violons, je tombe sous le charme. Au milieu de tout ça, il y a cette voix, rauque, chaude, gouailleuse. Il me semble la connaître depuis toujours, qui est-ce ? Eso es Tiburón, de son 14 ! s’esclaffe Julia.
A partir de ce jour, Tiburón va m’accompagner bien souvent avec sa voix de vieil ami complice...
Samedi 28 juillet 2007, 06h45
Je vais le casser ce téléphone ! Je me suis couché vers 05h30, je veux dormir !!! Tu parles, il continue et sonne toujours. Je décroche.
- « Tu peux venir ? on a le grand chanteur cubain au chapeau blanc en rade aux arènes et je comprends rien à ce qu’il me dit ! »
Le grand au chapeau … mais c’est Tiburón !!!
07h10, Pas frais mais douché, j’arrive aux arènes. Mon pauvre Tiburón est assis là en plein froid matinal, seul comme une âme en peine sans même une veste pour se couvrir, QUE PENA !!!
Je le prends avec moi et me l’amène à l’intérieur, je prépare un café et m’occupe de lui. Il est catastrophé, détruit : il a perdu sa veste et à l’intérieur son passeport, ses billets d’avion. Il doit être en Hollande ce soir. Et après retour Cuba.
Il boit son café, la veste est localisée, nous discutons de tout et de rien, il est rassuré, les COMPADRES fleurissent tous les 5-6 mots. Tout va bien. La veste arrive, Tiburón est aux anges, il lâche un ACELERA qui a dû résonner jusqu’à Santiago de Cuba.
Il répète encore et encore : AY COMPADRE, ME SALVASTE !
Tempo 2007 : un vieil ami sur une chaise, 30 ans après.
P.B.
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