Les coulisses 2008 Mon tempo a moi La esquina du benevole


































Des coulisses aux gradins...

Tempo avait annoncé une palette artistique multicolore sur son affiche 2007. Les artistes l’ont remplie en débordant, même sur les côtés…
Pourtant on leur avait dit…tu remplis tout mais tu débordes pas ou pas trop !
Voilà le résultat, ça a débordé de partout. Tellement débordé que l’on est sorti des arènes et de La Conga avec des tâches (sonores) partout et indélébiles. Même après 10 lavages d’automne et ces 6 mois passés, il en reste encore.
Je ne sais pas vous mais moi par exemple je n’ai rien gardé de Los Van Van, tout est parti au 1er lavage. Ce concert n’aura pas beaucoup imprégné les cœurs ni laissé trop de traces.
Par contre on pouvait se douter que Kékélé et Maraca avec son Tiburón et Candido Fabre à ses côtés, eux ce serait dans le genre qui s’étale finement et qui supporte les fortes températures.
Le soir de la lessive du Blanc, donc le vendredi pour Israel ‘’Cachao’’, tout le monde est allé au concert habillé de blanc pour rendre hommage au Maestro. Programme textiles délicats avec émotion et respect. Le blanc est resté pur, le toucher rond à la contrebasse avec l’œil vif du Maestro sous les étoiles brillantes.
Pour le samedi, on s’excuse auprès des festivaliers mais certaines couleurs ont pu déteindre l’une sur l’autre entre Son Reinas, tirant entre le rose vif et le rouge pour aller sur les teintes portoricaines de Yomo Toro. Tout le monde connaît ce bleu Porto Rico (couleur de Tempo) qui s’est, ce soir là, décliné sur une gamme très étendue, tellement le Maestro Yomo Toro s’est appliqué en apportant ses touches de soliste dans ce coloriage surprenant. Ce mélange était voulu et la rencontre a fait beaucoup d’heureux.
Dimanche, Africando a débuté la couche de fond dans les ocres rouges avec rythme, énergie et relief. Authentique et efficace, tellement que le Diablo (Willie Colon) et le public étaient sur des charbons ardents pour faire bouillir la lessiveuse…
Et que je te fais un prélavage, tambour battant avec ‘’la Murga de Panama’’, manière d’annoncer que je suis bien là, en haut des gradins et que je chante et que je joue du trombone, que je dirige et que je suis heureux d’être Mousquetaire dans ces arènes où je vais en mettre là et puis ici et en rajouter partout…Et j’ai pas envie de m’arrêter, alors je vais déborder, ça va mousser et éclabousser tout le monde de mes riffs épais. Ca a débordé de partout. El Diablo a mouillé la salopette et barbouillé les 5 000 auditeurs. Trempés (de sueur), rincés et essorés dans la même soirée.

Manu ChaoPour le lundi, il a fallu trouver des fringues de rechange mais tout était bariolé de multiples taches de couleurs. Tant pis, Manu se froissera pas. C’est pas le style à repasser la chemise avant de monter sur scène. Boire 1 ou plusieurs armagnacs, se motiver avec sa Radio Bemba, ouvrir tous les pots de peinture de l’atelier, donner un pinceau à tout le monde pour en mettre partout, ça oui mon ami. On est là à Vic pour en profiter…

Les arènes en vibrent encore et impossible de détacher tout ce que l’on a pris dessus. Y a pas de détergent pour ça.

Alors on garde, on était 7 000 à se badigeonner de ces sonorités et ces 7 000 peuvent dire ‘’t’as vu les taches là sur ma chemise et mon jean, c’est Manu à Tempo en 2007 !».
Mais il nous a aussi froissé tout le vestiaire, la penderie et tout le linge sale.
Y’avait plus rien à se mettre !

E.D

A La Conga, j’y étais…
Dans les 60 000 visiteurs de La Conga et du Barrio, beaucoup garderont sans doute de fortes sensations de Calle Reina, Donaldo Flores, Grupo Mango et la Sucursal S .A, invitée du festival 2008 pour le spécial Barcelona (ville invitée). Beaucoup d’échos aussi de Conga Libre, Alegria Brass Band Tropique du Cancer et Llops del Mar de Catalogne.

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Tempo est une chance !

Déjà plus de 2 ans que je suis tombé dans Tempo.
Initialement fils des années 80, mon logiciel musical n’était pas programmé sur la salsa mais plutôt sur quelques douceurs pop nappées de synthé.
Ma première rencontre à été avec ceux qui font Tempo depuis maintenant presque quinze ans et j’ai vu que Tempo était avant tout une affaire de cœur et de passion.
Pour me dégrossir, Eric m’avait glissé quelques CD de manière à ne pas apparaître inculte si j’avais à parler des invités de l’édition 2006.
Mes premiers concerts, la magie des arènes qui donne une place énorme aux musiciens, soneros…et deux fabuleuses prestations : Chéo Feliciano et le grand Oscar de Léon.
Cette première édition commençait mes vacances d’été et cette année-là, je quittais Vic le lundi en me disant vivement l’année prochaine.
La salsa occupa ma platine encore quelques semaines et l’automne pointant son humeur, je revenais à mes classiques.
2007 : cette année-là, Tempo fermait ma séquence vacances d’été. Dans les arènes, la musique était encore plus belle que l’année précédente et l’émotion plus profonde avec deux soirées inoubliables : Yomo Torro et l’immense Cachao.
Le lundi venu, sur la route du retour, les 12 mois d’attente me semblaient interminables.
Mais voilà, nous travaillons déjà la quinzième édition et le temps de l’été, des vacances se fait plus proche, nous écoutons déjà ceux qui seront cet été à Vic et la musique dans l’arène se remet en marche.
Tempo latino est devenu un repère temporel et émotionnel, tant mieux, la vie est faite pour ça.
Tempo Latino cette magie-là, ça ne s’explique pas.

Je vous le dis, Tempo est une chance. Vivement le 24 juillet.

Philippe D.

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Le zoom

Pensées pour le "roi du tambour" : Tata Güines

Tata GüinesLa musique traditionnelle afro cubaine vient de perdre une grande figure : Tata Güines.  Ce percussionniste qui , à 77 ans s’apprêtait à partir en tournée, notamment en France et avait encore bien des projets en vue devant lui. Il y a encore quelques semaines, très actif, il surprenait les publics européens en intégrant dans le nouveau spectacle de promotion de son dernier disque, le chanteur de flamenco Diego el Cigala.

Son disque "Lagrimas negras" ("Larmes noires"), sorti en 2004 et enregistré avec le chanteur Diego "El Cigala" et le pianiste Bebo Valdes, père de "Chucho" Valdes, avait connu un succès international.
En 1957, il s'était rendu à New York où il était resté deux ans, travaillant notamment avec le trompettiste, compositeur et chef d'orchestre Dizzy Gillespie, avant de fonder à Cuba son propre orchestre. A Tempo nous avions eu la chance de le recevoir à deux reprises : en concert d'hiver le 23  mars 1998 avec Alfredo Rodriguez et P. Justiz « Peruchin Jr » et le 25 juillet 2003 avec Maraca et Afro Cuban Jazz Masters.

Après la mort au cours de ces cinq dernières années de grands artistes tels que Ibrahim Ferrer, Pio Leyva, Compay Segundo et Ruben Gonzalez, tous membres du Buena Vista Social Club, celle de Tata Güines vient hélas encore percuter les cœurs...


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"J’ai la Platine qui Tourne"

Cela fait plusieurs jours et quelques mois que la platine à CD tourne avec ces 2 albums de ‘’La 33’’, made in Columbia.
Quel plaisir intense et continu de faire tourner ces 2 galettes de cette jeune formation de 11 musiciens qui ont l’envie et le dynamisme de faire savoir qui ils sont et surtout comment ils jouent. C’est du tonique, du créatif, techniquement très bien en place, surprenant et efficace.
C’est un plaisir  aussi et un réconfort  pour ma part, de constater que l’évolution et l’innovation sont en marche au pays de la musique latine. Surtout en Colombie, sous les feux des médias pour d’autres sujets difficiles à analyser.
Conseil d’ami, si vous réussissez à trouver ces 2 disques en France, plus facilement en Espagne, surtout n’hésitez pas à compléter votre collection avec le CD ‘’La 33’’ (2004), pochette rouge et noire avec kaléidoscope des musicos et ‘’Gozalo’’ (2007), pochette carton recyclé, paysage urbain et bouteille Salsa Tomato…Le son étant très urbain et le rythme vitaminé.

salsa de puerto ricoSur le 1er, beaucoup de titres sur lesquels on a envie de revenir souvent en arrière pour écouter tel ou tel passage :
1 - La 33, pour le climat et l’esprit de cette formation, comme le préambule d’un concert,
2 - Soledad, même si le chant est un peu juste parfois, ça sonne bien, ça avance avec une cloche qui emmène bien tout le monde…chacun occupe bien sa place,
3 - Anny’s Boogaloo, et le suivant ‘’Que Rico Boogaloo’’ où le chanteur nous livre sa fatigue de chanter des chansons d’amour qui ne parlent que de drames… et très peu du rythme y del sabor que nous apporte cette musique. Ces 2 titres sont capteurs de rythme au pied, bien fichus, ça swingue sûrement avec du relief et des nuances,
4 - La Pantera Mambo, référence et variation autour du thème de la panthère rose, osé et décoiffant.




faniaSur le ‘’Gozalo’’ (2007), j’ai relevé et écouté maintes fois :
2 – Bye Bye, pour le chaloupé et le tempo apaisant de ce titre avec ses cuivres aux riffs hispanisants,
3 – Quereme Na’ma, parce que c’est magnifique et plutôt agréable de se sentir désiré, pour son intro aux couleurs médiévales ponctuée d’une belle note bien grasse et grave et ce passage qui monte très haut, de la 2’ 59 à la 3’ 31 où le chant est en doublure du trombone ou le contraire, pour un effet surprenant et nouveau,
6 – El Robo, pour l’atmosphère et l’histoire de ce type qui s’est fait voler son piano. La voiture d’accord mais le piano ?
8 – Gozalo, pour son instrumental et parce qu’il donne son titre à l’album,
Enfin le 10 – Porque Yo, pour le son bien gras des trombones et leurs réponses…
En bref ce serait sûrement plus simple de dire que tout est bon sur ce dernier CD, y’a rien à jeter même pas une Salsa romantique à se supporter (comme trop souvent ailleurs…oui suivez mon regard). Ce CD se clôture sur un morceau très Latin Jazz, bien enlevé et fourni en chorus, en breaks et changement de rythmes pour prouver qu’ils savent, aussi, le faire. Sacrés musicos…
On est bien sur pas obligé de partager ces appréciations mais c’est quand même du très bon et ça fait beaucoup de bien. Parole d’auditeur assidu.
Et s’ils étaient, ces chicos, programmés à Tempo Latino 2008 ? Nous, à Vic, on en a très envie et vous ?
Réponses au : tempo-latino@wanadoo.fr



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Encore des moments merveilleux et typiquement Tempo Latino

A vrai dire Tempo Latino 2007 a été un océan de bonheur sur lequel la sincérité, qui en fait sa valeur, a trouvé sa vague. A y regarder de plus près, on s’étonne de constater que tout est venu naturellement et que tout a coulé de source, sûrement pour plusieurs raisons :

La première de ces raisons est bien entendu la préparation des 4 (pardon 5) jours du Festival par les organisateurs durant toute l’année mais toute l’alchimie de la réussite passe par ce travail dans l’ombre.


La seconde de ces raisons, est l’authenticité des hommes qui ont été invités à participer à ce grand moment : le bonheur simple d’Israël Cachao heureux de revenir à Tempo Latino pour écrire encore un chapitre de notre histoire; le bonheur enfantin de Yomo Toro qui découvre Tempo Latino et dont les yeux brillent de curiosité et d’émerveillement : il veut tout voir, tout écouter, tout goûter, tout sentir mais finalement décide de rester assis sur une chaise pour nous observer et tout entendre de ce Festival qui le surprend tellement ; l’authentique gentillesse de Sébastian Avispa qui à peine arrivé s’est reconnu dans les valeurs Tempo Latino ; et Kekele : que dire d’eux… une intimidation mutuelle se transformant en une amitié immédiate qui semble vieille de plusieurs années; la générosité des Africando, des Sucursal SA, des Conga Libre……. et nos japonaises de Son Reinas stéréotypées, venues d’un autre monde, c’est sur, mais qui transportent avec elle un tel enthousiasme et un tel humour qu’on finirait presque par mettre des sushi au menu ; et enfin la dynamite Manu Chao et ses musiciens de Radio Bamba Sound System, qui se posent et nous observent étonnés, surpris par notre fonctionnement familial mais redoutable (c’est Manu qui l’a dit) et qui est le leur aussi, il y a donc adoption réciproque : on est des « potes » maintenant (il l’a dit aussi !)

Enfin tout cela c’était dans le chapitre restauration-catering, un endroit bien privilégié du Festival finalement !
OK ! C’est de l’auto satisfaction mais tant pis ! C’est bien aussi et désormais la rumeur est en route : Tempo Latino est un des plus grands Festival de Musique Afro cubaine, qu’on se le dise ! On vous promet qu’on ne changera rien !
C.L.

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Juin 1977, dans une chambre de bonne de Londres, une amie  mexicaine, Julia, me fait découvrir une musique que je ne connais pas. Du rythme, des riffs de cuivre, des flûtes et violons, je tombe sous le charme. Au milieu de tout ça, il y a cette voix, rauque, chaude, gouailleuse. Il me semble la connaître depuis toujours, qui est-ce ?  Eso es Tiburón, de son 14 !  s’esclaffe Julia.

A partir de ce jour, Tiburón va m’accompagner bien souvent avec sa voix de vieil ami complice...

Samedi 28 juillet 2007, 06h45

Je vais le casser ce téléphone ! Je me suis couché vers 05h30, je veux dormir !!! Tu parles, il continue et sonne toujours. Je décroche.
- « Tu peux venir ? on a le grand chanteur cubain au chapeau blanc en rade aux arènes et je comprends rien à ce qu’il me dit ! »
Le grand au chapeau … mais c’est Tiburón !!!

07h10, Pas frais mais douché, j’arrive aux arènes. Mon pauvre Tiburón est assis là en plein froid matinal, seul comme une âme en peine sans même une veste pour se couvrir, QUE PENA !!!
Je le prends avec moi et me l’amène à l’intérieur, je prépare un café et m’occupe de lui. Il est catastrophé, détruit : il a perdu sa veste et à l’intérieur son passeport, ses billets d’avion. Il doit être en Hollande ce soir. Et après retour Cuba.
Il boit son café, la veste est localisée, nous discutons de tout et de rien, il est rassuré, les COMPADRES fleurissent tous les 5-6 mots. Tout va bien. La veste arrive, Tiburón est aux anges, il lâche un  ACELERA qui a dû résonner jusqu’à Santiago de Cuba.
Il répète encore et encore : AY COMPADRE,  ME SALVASTE !

Tempo 2007 : un vieil ami sur une chaise, 30 ans après.
P.B.



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A LA PRIMAVERA…

L'assemblée générale est le prochain rendez vous important de l’association. Elle aura lieu le 5 avril à la Maison Bleue à Vic.

Ce n’est pas tout … : même lieu, même jour : stage salsa, pour lequel les bénévoles sont prioritaires, réservez impérativement avant le 8 mars ! (voir toutes les infos dans la rubrique Stages).

Pour clôturer, une bonne soirée en perspective : vidéos, soirée DJ… dès 22 heures.
(Attention toutefois aux danseurs, le stage continue le lendemain …)

En bref un week-end bien rempli, bien Tempo, pour fêter le printemps !

Hasta prontito voluntarios !

 

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